Vendredi 6 janvier 2012
5
06
/01
/Jan
/2012
22:29
En 2007, VALVe sortait avec la Orange Box un petit jeu nommé Portal.
Jeu qui, si il n'étaient pas très long, a su marqué les joueurs grâce à sa profondeur, sa qualité d'écriture, ses dialogues, sa mise en scène, sa narration, son humour et son ambiance, alors
qu'il ne s'agissait que d'un jeu bonus. Sa suite, Portal 2 (titre à part entière cette fois), était donc attendu au tournant !
Le premier signe que les joueurs ont eu de l'arrivé de ce second épisode, a été la mise en ligne d'un patch qui, sur Pc uniquement, changeait la fin du premier Portal ! En effet, après un combat
épique contre GLaDOS au terme du quel on finissait par la désactiver, on réussissait à finalement s'échapper du complexe d'Aperture Science. Et c'est là que le patch entre en jeu, puisque une
fois revenu à l'air libre, quelqu'un (ou quelque chose) nous ramenait à l'intérieur du centre.
Le jeu commence comme le premier, après avoir été récupéré par Aperture, Chell se retrouve plongé en sommeil cryogénique pour une durée indéterminé. Seulement voila, en l'absence de GLaDOS, le
centre tombe littéralement en ruine. Et c'est Wheatley, l'intelligence artificiel en charge des sujet de test cryogénisé, qui vient nous réveiller (nous apprenant qu'apparemment on est le dernier
humain / sujet de test encore en vie). Il faudra alors s'échapper de ce centre à l'abandon qui menace de cédé à tout moment, en en profitant au passage pour revisiter les premières salles du
premier jeu (petit clin d'œil pour les fans de la première heure).
Ce n'est pas un spoiler de dire que GLaDOS va se retrouver réactiver et qu'elle ne sera pas très contente. Mais l'histoire de Portal 2 va bien plus loin que la simple résolution de nouvelles
salles de test, puisqu'on explorera, littéralement, l'histoire d'Aperture Science, de son fondateur Cave Johnson et on profitera également pour en apprendra un peu plus sur la création de
GLaDOS.
Le gameplay repose toujours sur la résolution de puzzle à l'aide du Portal Gun, mais se voit agrémenté de quelque nouveautés, tel que des bandeaux de lumière qui nous servent de plateforme, des
rayons tracteurs, ou encore des gels aux propriétés diverse. Par exemple, le bleu nous sert à sauté plus haut, l'orange à courir plus vite et le blanc nous permettra de généré des portails sur
des surfaces qui en temps normal nous l'interdisent. Ce qui, comme vous vous en doutez, permet beaucoup de nouvelle possibilité de puzzle, un poil plus complexe que dans l'épisode précédent, cela
va de soit.
En plus de sa campagne solo, Portal 2 inclut un mode multijoueur (ou plutôt un mode coopération ici), faisant suite à l'aventure principale, pouvant se jouer en écran splité en local, ou chacun
chez soi grâce à la magie du net. On y incarne les robots Atlas et P-Body (robots que le croise d'ailleurs à la fin du mode solo), chaque robot disposant chacun d'un Portal Gun et pouvant chacun
placer 2 portails, les niveaux sont logiquement plus compliqué à résoudre, mais par chance, ici, on est pas tout seul à réfléchir. GLaDOS ne se privera d'ailleurs pas, à l'instar du mode solo,
d'encourager de manière sarcastique les joueurs, tentant de transformer l'esprit de coopération en esprits de compétitions.
La version Ps3 du jeu à bénéficier d'une attention particulière (comme quoi la présence de Gabe Newell (co-fondateur et directeur de Valve Corporation), lors de la conférence de Sony lors de l'E3
2010, et sa déclaration selon la quel la version Ps3 de Portal 2 est la meilleur, ne sont pas les fruits du hasard) puisque celle-ci bénéficie d'une intégration à Steam. Ce qui déjà veut dire que
en achetant Portal 2 neuf sur Ps3, vous recevrez un code pour y jouer également sur Mac et Pc. Mais aussi que les joueurs Ps3, Mac et Pc peuvent jouer ensemble sur le multi.
Coté bande son, si l'ost et les bruitages du premier Portal étaient déjà très bon, ceux de Portal 2 le son encore plus, retranscrivant à merveille une fois encore cette ambiance à la fois
oppressante et mystérieuse qui se dégagent des locaux d'Aperture. Il va s'en dire que suite à notre petite altercation, GLaDOS ne nous porte pas dans son cœur, et sera dé lors très généreuse en
sarcasme et autre blague de mauvais gout à notre égard, mais c'est un tel régale qu'on en redemanderai presque. Mention spécial pour la VF qui est parfois assez surprenante dans son adaptation
culturel. Je pourrai également vous parler des bandes sonores laissé par Cave Johnson, qui valent elles aussi le détour, mais je vous laisse la surprise de les découvrir par vous même.
VALVe avait placé la barre très haut avec le premier Portal, et on en attendait beaucoup de ce second épisode.
Le pari est tenu, puisque Portal 2 est tout simplement excellent, reprenant toute les qualités de son prédécesseur en les amenant à un niveau encore supérieur. Plus long, plus
complexe, plus drôle, c'est un vrai régale que de parcourir les différentes salles de test et les entrailles d'Aperture tout en se délectant des interventions de GLaDOS et Wheatley. Et quand y'en
a plus, y'en a encore, puisque le coopératif nous tiendra captif quelque heure de plus, même si je n'ai pas encore eu le loisir de m'y frotter (faute de connaissance ayant le jeu). En bref, un
excellent jeu auquel vous auriez tord de ne pas jouer, pour peu que vous aimiez le jeu vidéo.